Chroniques imparfaites

Entre l’envie de roucouler et la nécessité d’avancer

Parfois, j’aimerais bien me contenter de « roucouler ». Tu sais, la version cocooning – plaid tout doux, café fumant, et série à suspense. Le fameux combo « je fais rien, mais je me sens quand même occupée ».
Mais voilà, je me suis rendu compte qu’à force de trop « roucouler », ben… on n’avance pas vraiment.
Oui, c’est réconfortant, ça fait du bien. Mais ça ne fait pas bouger la vie.


J’ai passé des années à me dire que je n’avais pas vraiment de but.
Que je n’étais pas faite pour ce monde où tout doit être carré, rentré dans les cases, parfait.
Je laissais couler, je rêvais, j’écrivais par-ci par-là… mais sans jamais poser de vraies bases.
Résultat : rien ne bougeait.

Les années ont passé, et je me retrouvais toujours au même point.
J’allais de boulot en boulot, sans jamais trouver de sens. Donc, aucun plaisir dans ce que je faisais, parce que je n’avais pas choisi d’être là.
Et même si ça durait depuis des années, je continuais à faire la même chose : attendre « la solution » qui allait tout changer.

Évidemment, cette fameuse solution n’est jamais arrivée.
Parce que la solution, c’était MOI.
J’ai compris que si je voulais voir du concret, il fallait que je passe à l’action.
Même quand ça me saoule.
Même quand je ne suis pas sûre.
Même si ce n’est pas parfait.

Ouiii, ça pique un peu au début !
C’est comme se forcer à faire du sport quand t’as juste envie de traîner en pyjama.
Mais j’ai découvert que c’est ça qui change la donne :
les petits gestes posés chaque jour,
les bases qu’on ose poser, même de travers.

Aujourd’hui, chaque fois que je sens la flemme me tirer vers le canapé,
je me rappelle pourquoi je fais tout ça.
Pas pour être la meilleure ni pour cocher des cases,
mais pour ne pas laisser ma vie se faire sans moi.

Alors oui je suis toujours imparfaite.
Mais chaque matin, j’essaie de choisir l’action.
Parce qu’attendre que tout soit aligné,
ça ne fait jamais avancer personne.

Et toi, c’est quoi ton petit pas aujourd’hui ?
Même si c’est juste ranger un coin de la cuisine, répondre à un vieux mail, ou prendre un grand bol d’air dehors.
Parce que l’important, c’est pas d’aller vite.
C’est juste de dire : « Je fais un pas. Et puis un autre. Et encore un. »

On n’a pas besoin d’être parfaite.
Juste d’avoir envie de bouger, un peu plus chaque jour.

« Allez, aujourd’hui j’ai décidé d’avancer. Peut-être pas à pas de géant, mais au moins… un pas (en pyjama, ça compte aussi). »

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