J’ai compris que j’étais le seul moteur de ma vie (même si j’ai parfois envie de laisser le volant à quelqu’un d’autre !)
J’ai compris que j’étais le seul moteur de ma vie (même si j’ai parfois envie de laisser le volant à quelqu’un d’autre !)”
Il y a eu des jours où j’aurais bien aimé trouver un chauffeur pour ma vie. Tu sais, quelqu’un qui prendrait le volant pendant que moi, je m’enroule dans un plaid et je fais semblant de dormir. Quelqu’un qui saurait exactement quoi faire, quand le faire, et qui me dirait : “Ne t’inquiète pas, je gère.”
Mais la vérité, c’est que ce chauffeur n’existe pas. Même si parfois, je rêve que quelqu’un surgisse pour tout arranger à ma place, il n’y a personne d’autre que moi pour avancer.
J’ai compris que je suis la seule personne capable de mettre le contact et d’appuyer sur l’accélérateur (ou sur le frein quand c’est nécessaire). Et ça, franchement, ce n’est pas toujours facile à accepter.
Parce que soyons honnêtes, il y a des jours où je préférerais rester sur le bas-côté de la route, à manger des chips en regardant la vie défiler depuis la vitre. Des jours où j’ai juste envie de fuir mes responsabilités, de laisser la vie en pilote automatique et d’attendre que tout s’aligne tout seul.
Sauf que… la vie, ça ne marche pas vraiment comme ça.
Il y a eu des moments où j’ai espéré que quelqu’un vienne avec une carte magique et un plan parfait. Mais en réalité, il n’y a pas de GPS universel pour nos vies. Il n’y a que nous, nos choix (aussi maladroits soient-ils), nos élans (aussi hésitants soient-ils), et nos petites victoires.
Alors oui, parfois je râle, je traîne les pieds, j’appuie à moitié sur l’embrayage (et ça coince !). Je me fais des nœuds au cerveau, j’hésite, je tourne en rond… Mais j’avance quand même. Parce que même si j’ai parfois envie de laisser le volant à quelqu’un d’autre, je sais que ma vie est ma responsabilité.
Et qu’à force de petits pas, de mini-avancées, de détours et de réajustements, c’est moi qui trace ma route. Avec mes peurs, mes doutes, mais aussi avec mon courage et mon envie de vivre une vie qui me ressemble.
Parce que oui, tant que je continue à avancer, même un tout petit peu, c’est déjà une victoire. Et tant pis si ce n’est pas toujours droit, parfait, ou spectaculaire. Ça avance. Et c’est ça, le plus important

